A la manière du bon vieux temps

Une prestigieuse compagnie américaine d’investissements, dit à ses candidats investisseurs :
« Nous faisons de l’argent comme autrefois : Nous le gagnons ! »
Cela signifie que peu importent tous les trucs ou les idées à la mode que les autres
compagnies peuvent utiliser pour faire fructifier les investissements de leurs clients, le succès
final viendra, parce que leur compagnie travaille dur. C’est « la manière du bon vieux temps » !
Voilà un principe que nous pourrions appliquer aux nouvelles stratégies, en matière
d’évangélisation du monde. Au sein des développements technologiques actuels en matière de
communication, il est facile d’oublier la simplicité biblique avec laquelle l’Église primitive
travaillait dans sa stratégie d’évangélisation. Ainsi, si nous devons évaluer où en est la tâche
d’évangéliser « chaque créature » (Marc 16.15), nous ne devons pas négliger l’évangélisation
« à la manière du bon vieux temps. »

Certes, les progrès technologiques peuvent aider l’évangélisation à progresser de manière
significative, et ils peuvent également en confirmer le fruit, mais le seul outil véritable et
mesurable qui permet d’achever la tâche, est la manière du bon vieux temps : l’Église doit
aller là où les gens vivent et vont.

Dans Actes 4, nous découvrons les conséquences spectaculaires de la guérison d’un boiteux, à
la Belle porte du temple (Actes 3.1-10). Ce miracle causa bien du souci aux autorités
religieuses, qui se rendaient compte de l’impact toujours croissant de la prédication de
l’Évangile sur la ville de Jérusalem. Après avoir amené Pierre et Jean devant le sanhédrin (le
conseil supérieur) pour les interroger, les autorités réalisèrent que même si ces deux hommes
étaient « des gens du peuple sans instruction » (Actes 4.13), leur étrange doctrine ne s’en
répandait pas moins. Ils tinrent donc une réunion privée à ce sujet.
« [Ils] dirent : Que ferons-nous à ces hommes ? Car il est manifeste pour tous les habitants
de Jérusalem qu’un miracle notoire a été accompli par eux, et nous ne pouvons pas le nier »
(Actes 4.16).

La phrase il est manifeste pour tous les habitants de Jérusalem est significative. Elle donne le
ton d’une déclaration encore plus large qui émane du même groupe de chefs religieux qu’au
chapitre suivant.
Nous y découvrons les disciples proclamant encore la bonne nouvelle avec audace, partout où
ils vont. Encore une fois, ils sont arrêtés et emmenés devant le sanhédrin pour y être
interrogés. Dans un accès de colère, le souverain sacrificateur éructe : « Nous vous avions
formellement défendu d’enseigner en ce nom-là. Et voici que vous avez rempli Jérusalem de
votre enseignement… » (Actes 5.28).
Remarquez bien l’accusation : « vous avez rempli Jérusalem de votre enseignement. » Qu’est-
ce qui a poussé le souverain sacrificateur à utiliser le terme rempli ? A-t-il voulu exagérer ou
parler sans retenue, ou bien ce chef religieux avait-il quelque chose de plus spécifique en tête ?

On trouvera peut-être une partie de la réponse dans le même chapitre. Le tout dernier verset
nous offre une image de l’évangélisation selon le Nouveau Testament telle qu’elle était
orchestrée par les dirigeants de l’Église primitive : « Chaque jour, au temple et dans les
maisons, ils ne cessaient d’enseigner et d’annoncer la bonne nouvelle du Christ-Jésus » (Actes
5.42).

La suggestion qui nous est faite ici nous parle de totalité – « dans les maisons » — ce qui peut
expliquer pourquoi le souverain sacrificateur a dit que Jérusalem était « remplie » de
l’enseignement des apôtres. Aucune oikos n’avait été laissée de côté.

Commentant ce passage dans son excellent ouvrage That None Should Perish périsse », Ed
Silvoso écrit: « Il n’existe qu’une manière de remplir une ville: c’est d’aller de maison en
maison. »
Pour parler simplement, il s’agit de l’évangélisation à la manière du bon vieux temps !
Il s’agit d’aller où les gens vivent – dans chaque oikos individuelle.

Rejoignez des milliers d’amis de la CMM qui soutiennent et s’informent de ses actions menées dans notre pays et plus loin. Soyez aussi de ceux qui reçoivent chaque mois, sur simple demande dans le formulaire notre lettre de nouvelles mensuelles gratuite

Lettre de nouvelles

    Contact

    15 rue Guillaume-Farel,
    92400 Courbevoie
    Téléphone : +33 (0) 1 47 68 57 62

    contact@cmmfrance.org